La vérité vraie ... (3)
Une douce lumière pénétrait dans la chambre, et tira Ingrid de son sommeil.
Leurs ébats passionnels de la matinée les avaient tellement fatigués, qu’ils étaient tout naturellement retournés au lit.
A peine eut-elle le temps de réaliser qu’elle avait raté un rendez vous important à 10h, que le téléphone sonna.
« Allô » murmura t elle, pour ne pas réveiller son chéri qui dormait encore à poings fermés.
« … tu m’écoutes ou quoi ? » hurlait sa mère au bout du fil.
« Heu oui pardon, tu disais ? ». Ingrid se trouvait encore dans un état second à contempler le corps musclé et bronzé de l’homme qui était allongé à côté d’elle sur la couette; tel un mammifère inerte qui se serait échoué sur la côté. Les rayons du soleil filtraient au travers des rideaux, pour mieux dorer cette peau. Ils caressaient sa nuque, ses épaules, sa taille, ses petites fesses bien fermes … et ses cuisses. Ingrid était presque jalouse de ce soleil qui faisait corps avec son homme.
Du coup, elle alla tirer le rideau d’un coup sec, tout en essayant de concentrer son attention sur ce que pouvait bien avoir à lui dire sa mère.
« ok, dimanche à midi, c’est noté ! Bon je dois te laisser maintenant mamounette. Je te rappelle plus tard. Bisous ». Enfin ! se dit elle, tout en s’affalant sur le lit !
« C’était qui mon amour ? » marmonna Marc.
« Oh juste ma mère ! ».
« Qu’est ce qu’elle voulait ? »
« Rien rien … ah si juste qu’elle nous invitait à manger dimanche midi » abrégea t elle.
Un « ah » de Marc resta en suspens.
« Oh merde mon rendez vous, c’est vrai » cria t elle.
« De quoi ? » s’interrogea Marc.
« Bah oui je t’avais dis que je devais aller voir mon gynéco, la semaine dernière. Mais comme d’habitude tu ne m’écoutes jamais ! » argua t elle.
« Ca y est ça va recommencer ? Je vais te laisser dans ces cas là et voir si mes collègues sont de meilleure humeur. » répondit il.
« Pardon mon chéri je ne voulais pas, mais ces rendez vous sont tellement longs … et puis ma mère là qui me crie dans les oreilles. Mais excuse moi je n’ai pas à passer mes nerfs sur toi. »